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ville de vanves - Page 484

  • RECONFINE SANS ETRE ENFERME LA 3e VOIE PROVOQUE QUELQUES REACTIONS A VANVES COMME AILLEURS : UN EXODE ET UN NOUVEAU REPORT DES ELECTIONS

    Point n’est besoin de revenir sur les mesures annoncées Jeudi par le premier Ministre Jean Castex ( photo de son interview sur BFM avec un journaliste vanvéen, Bruno Jeudy au centre en train de regarder ses notes) et son ministre de la Santé qui n’ont pas prononcé une seule fois le terme de confinement qui peut être considéré comme un «confinement light» ou «canada dry», cela a l’aspect du confinement, sa couleur, ses effets et ses répercussions sans être un confinement. N’empêche que ses annonces ont provoqués quelques réactions chez les franciliens come les vanvéens. Beaucoup ont pris la poudre d’escampette dont les médias se sont fait les échos depuis hier matin

    Comme l’année dernière, les vanvéens et les franciliens qui le pouvaient sont partis en province, en voiture, 350 km de bouchon étaient enregistrés aux sorties de Paris par Sytadin hier soir, par le ferroviaire et l’air. Les sites de réservation de billets de train et d'avion ont été pris d'assaut par des Françiliens tentant de rejoindre les zones non concernées par ce durcissement des mesures dés Jeudi. Sur le site de la SNCF, la plupart des TGV se sont remplis en moins de deux heures. 21 des 26 TGV programmés vendredi affichaient complets et les rares billets encore disponibles ont vite atteint le plafond de 111 € en seconde classe. Cette ruée, notamment vers l'Ouest (Bordeaux, Brest, Vannes, La Rochelle, Rennes, Nantes, Saint-Brieuc, ou encore Saint-Malo et Biarritz), a poussé la SNCF à renforcer ses effectifs de gilets rouges gare Montparnasse, pour un dispositif digne d'un week-end de grand départ en vacances. Et effectivement, vendredi matin, c'était l'affluence des grands jours, des gens chargés de valises se pressant sur les quais....Deux principales catégories de personnes se bousculent dans la gare. Tout d'abord, les plus jeunes, qui rentrent télétravailler dans leur famille, et de nombreux retraités, notamùent ceux qui ont été vaccinés

    Mais ce n’est pas tout car ce confinement même light, avec un prolongement du régime d’exception pourrait reporter les élections régionales et départementales à l’automne. Cette piste est sérieusement à l'étude par l'exécutif, en raison de la «troisième vague» de l'épidémie.  Une réunion avec les chefs des partis est prévu début avril avec l'objectif d'arriver à une décision «la plus consensuelle possible» selon Le Figaro, qui ajoutait que le sujet n'est plus tabou à l'Elysée. La loi permettant ce report votée en début d’année, prévoyait une clause de revoyure début Avril en fonction de la situation. D’autant plus que le gouvernement envisage une prolongation de l'état d'urgence jusqu'en juin. Ce régime d'exception, qui permet de prendre des dispositions exceptionnelles telles que des confinements ou des couvre-feu, pourrait menacer le scrutin. C'est aussi la tenue de la campagne - et non le scrutin en lui-même - qui se joue.  Jean Castex aurait indiqué auprès de journalistes « qu'il s'en remettrait strictement à l'avis du Conseil scientifique. Je suis attaché à ce que ces élections aient lieu»,  en pointant l'incertitude liée à la situation : «Je n'en sais rien si elles pourront avoir lieu fin juin !»

  • VANVES PRIS ENTRE DEUX FEUX PENDANT LES EVENEMENTS DE LA COMMUNE

    Le 150e anniversaire de la Commune sera célébré par la ville de Paris, à partir du 18 mars, date de début du soulèvement populaire, jusqu’à fin Mai par toute une série de manifestations pour mieux faire connaître cet événement qui est intervenu après la défaite de 1870 et le siége de Paris, durant lequel une expérience de démocratie sociale a eu lieu pendant ces quelques semaines. Des valeurs qui ont encore un écho aujourd’hui ont été défendu comme l'égalité salariale entre femmes et hommes, la séparation de l'église et de l'Etat, la réquisition de logements libres, l’accueil des étrangers, la laïcité à l’école, gratuite et pour tous… au-delà des violences dans les deux camps, mais qui ont fait des milliers de morts chez les communards - plus de 7.000 morts lors de l'écrasement de l'insurrection fin mai 1871.

    Vanves n’a pas trop souffert de la guerre de 1870 avec l’avancée des troupes prussiennes et de l’occupation allemande, les combats se concentrant sur les forts d’Issy et de Vanves à Malakoff, défendus par des lignards, artilleurs, sapeurs. Sauf l’instauration d’une ligne de démarcation entre les lignes françaises et allemandes, marquée à Vanves par le Bd du Lycée Vanves a plutôt souffert de la guerre civile, avec la Commune qui a suivi en 1871, débutant le 18 Mars avec le départ de Thiers pour Versailles, la prise de l’hôtel de ville de Paris et l’occupation  des forts comme ceux d’Issy et de Vanves, par les fédérés. Les familles de Vanves ont mal vécus, bien sûr cette période, nombre de gardes nationaux de Vanves servant dans les bataillons des fédérés alors que leurs cadets étaient dans l’armée de Versailles. L’un de ses généraux, après des combats homériques à Issy les Moulineaux, a occupé le lycée Michelet et l’a fortifié. Vanves a été couvert d’obus début Mai par l’artillerie versaillaise, l’hôtel de ville, l’église Saint Remy, des maisons particulières étant touchées, la maison de Santé Falret étant évacuée..

    Le lycée Michelet fut donc occupé par les féderés  qui arrêtérent le proviseur emprisonné à la roquette.  Ce fut durant cette occupation que le buste du prince impérial a été proprement baionnetté d’une douzaine de coups qui perforérent et enfoncérent le bonze enterré dans le parc jusqu’en  1899, sans parler des pillage. A la suite d’une bataille qui s’est même déroulée rue JB Potin et dans le futur parc F.Pic entre les versaillais et les fédérés, les versaillais, ont occupés la ville de Vanves et le lycée,  établissant la nouvelle infirmerie, mais surtout une batterie qui ouvrit le feu sur les remparts de Paris, tandis qu’en face les fédérés couvraient d’obus le Plateau de Vanves, le lycée étant alors incendié, et en partie démoli.

    Pendant ce temps là, les vanvéens s’étaient réfugiés dans leurs caves humides, privés de tout, sous la menace incessante des dangers d’une lutte à laquelle ils n’avaient pas pris part. Son maire de l’époque, M.Leplanquais, plusieurs fois arrêté par les insurgés, a veillé à ce que la commune ne soit pas démembrée et livrée à toutes de désordres dont été victimes les autres territoires occupés par les fédérés, résistant à tous les efforts des insurgés, évitant de voir «flotter le honteux drapeau rouge et aux habitants à obéir à aucune réquisition» comme le reconnaitra le conseil municipal du 11 Juin 1871qui a évalué les travaux des dégats occasionnés à la mairie à l’église et aux écoles à 104 800 frs de l’époque, sans parler des voies communales à remettre en état avoir été détériorés par des tranchées, et des dommages causés aux particuliers.

    Les sources pour cet article : Hyppolite Chailley auteur d’un livre sur l’histoire de «Vanves des origines au début du XXéme siécle» et Xavier Renard auteur d’un livre sur «le château et le lycée de Vanves 1693-1793-1993 Histoire du lycée Michelet» (Sides)

  • DERNIERS JOURS DECISIFS AVANT UN RECONFINEMENT LE WEEK-END A VANVES ET EN ILE DE FRANCE

    «Nous sommes sur le fil du rasoir. La situation hospitalière est préoccupante. Elle n’est pas corrélée à la situation épidémiologique, ce qui rend le pilotage difficile. Pour l’instant, on peut éviter de re-confiner l’IDF, mais nous n’en sommes pas loin» confiait Jean Castex premier ministre lors d’un déplacement en Seine Denis samedi dernier «"Le moment est venu pour envisager des dispositions pour la région francilienne. Des mesures du type de Nice sont sur la table". ajoutait il lors de l'entretien diffusé sur BFM hier soir. D’autant plus que la situation est préoccupante : Le taux d'incidence du Covid-19 dans la région a atteint le seuil limite de plus 404 cas, en moyenne, sur 100.000 habitants depuis le début de la semaine , fixé par Macron.

    «Nous sommes sur une ligne de crête, la situation est complexe, tendue et a tendance à se dégrader nettement ces derniers jours en ÎDF» observait Jérôme Salomon, dimanche sur «BFM Politique». Dans ce contexte, «le confinement n’est pas tabou, le confinement n’est pas automatique, il doit être justifié» indiquait il  en précisant que «tous les outils étaient en permanence sur la table».

    D’où la volonté du premier ministre de déployer les grands moyens en Ile de France pour l’éviter en commençant tout d’abord par accélérer les vaccinations : Aprés l’opération du  week-end des 6 et 7 Mars qui a permis de vacciner  52 500 personnes de plus de 75 ans, il en a de nouveau débloqué les 13 et 14 Mars,  25 000 doses supplémentaires qui sont venues s'ajouter aux 5.000 déjà prévues. «On dégraisse les doses au maximum» malgré les retards de livraisons des vaccins AstraZeneca, et maintenant sa suspension. . Ensuite le gouvernement mise sur la déprogrammation d’opérations et les évacuations sanitaires. Depuis lundi, 6 évacuations par jour ont lieu par avion, avec une montée en charge prévue en fin de semaine grâce à la mobilisation de  deux TGV médicalisés pouvant transporter 25 patients grâce à l’opération baptisé «charbon ardant» qui prend du plomb dans l’aile car les familles refusent

    Mais  «la question est la suivante: avec tout ça, est-ce qu’on arrive à tenir?» commente un conseiller. Le chef de l’État pèsera le pour et le contre d’un éventuel confinement de l’IDF lors Conseil de défense sanitaire, qui doit se tenir aujourd’hui.  «Je pense qu'on n'évitera pas des mesures restrictives dans les jours qui viennent. Dire le contraire, ne pas les accepter, ce serait irresponsable» constatait Valérie Pécresse, présidente de la Région, en ajoutant : «Je ne m'y opposerai pas si ces mesures sont justifiées et proportionnées». Elle se dit même favorable au confinement «si la situation sanitaire l'exige, si des mesures de restriction supplémentaires sont nécessaires pour éviter la saturation des capacités hospitalières et sauver des vies» Une prise de position qui contraste avec Anne Hidalgo, maire de Paris qui  maintient sa position «contre ce confinement du week-end». La maire de Paris, préfère miser sur «une augmentation notable des vaccinations». Un confinement le week-end, «c'est très difficile et très lourd pour les Parisiens, qui vivent pour l'essentiel dans des appartements petits, sans balcon ou jardin extérieur pour pouvoir décompresser» argue-t-elle

    Mais des voix s'élèvent , en province,  pour dénoncer un régime de «deux poids, deux mesures» : «La ligne du président reste la même» résume un ministre. «On tient le plus longtemps possible et on met le paquet sur la vaccination». Et si le gouvernement se donne autant de mal avec l'ÎDF  c'est parce que les enjeux économiques sont considérables. «C'est le poumon économique du pays» reconnaît un conseiller. «Cela a beaucoup compté dans la décision».